À la mi-janvier 2026, la Tunisie a connu les pluies les plus abondantes depuis plus de soixante-dix ans. En très peu de temps, des précipitations massives se sont abattues sur le pays, avec plus de 200 millimètres mesurés en quelques jours seulement à Sidi Bou Said.
Les conséquences ont été importantes. Les inondations ont causé d’importants dégâts et perturbations, faisant au moins quatre victimes. Les rues se sont transformées en rivières, des voitures se sont retrouvées bloquées et des quartiers entiers ont été submergés. Dans certaines régions, des niveaux de précipitations similaires n’avaient pas été observés depuis 1950. Il est également devenu évident que l’infrastructure vieillissante et le manque de systèmes de drainage ont aggravé les effets de ces conditions extrêmes.
Un climat toujours instable
Après cet épisode extrême, le temps s’est quelque peu stabilisé, mais il est resté imprévisible. Les averses alternaient avec des périodes sèches, et les vents modérés venus de la Méditerranée et de l’intérieur ont accéléré l’évaporation de l’humidité du sol.
Cette combinaison de pluie, de sécheresse et de vent rend la saison de croissance moins prévisible que d’habitude.
Impact sur la culture des oliviers
Pour la culture des oliviers, ces conditions ont un double effet. D’une part, les pluies de janvier sont très bénéfiques. Après plusieurs années de sécheresse, les réserves d’eau dans le sol et dans les barrages ont été reconstituées, ce qui peut favoriser la croissance des arbres au printemps.
D’autre part, les conditions extrêmes comportent des risques. Les inondations peuvent endommager la structure du sol et les racines. Les oliveraies situées sur des pentes sont particulièrement vulnérables à l’érosion, ce qui peut avoir des conséquences locales sur les rendements.
Perspectives incertaines pour la saison
La combinaison de pluies extrêmes et de conditions météorologiques instables crée de l’incertitude pour la saison 2026/27. Bien que l’augmentation des réserves d’eau soit positive, les dommages locaux et les conditions imprévisibles peuvent entraîner des variations de production et de qualité.
Conclusion
Le climat récent en Tunisie a été marqué par des extrêmes. Si les réserves d’eau reconstituées offrent des opportunités, les inondations et le vent représentent des risques. Ainsi, la disponibilité et les prix de l’huile d’olive tunisienne pourraient être moins prévisibles que d’habitude.











